Benoit Paillé fait de la photo depuis 2007 et a connu depuis une rapide ascension qui le distingue des jeunes photographes actuels. Il s’est fait d’abord remarquer par sa série Stranger Project, toujours en cours, dans laquelle il va à la rencontre d’inconnus pour créer des portraits improbables. Statiques et impassibles, ses sujets, généralement photographiés seuls, sont en soi des événements dans le contexte d’une société qui minimise au possible les contacts sociaux entre les individus, qui cohabitent pourtant ensemble.

Hyperactif de condition, sorti de la biologie médicale pour aller étudier un an en arts visuels à Concordia, Benoit Paillé multiplie les publications de son travail. Ses principales séries photographiques – Strangers Project, Rainbow Gathering, Tourist Stranger Self-Portrait, Alternative Landscapes, etc. – ont été diffusées dans le cadre d’évènements et de festivals au Canada, en France, Italie, Espagne, Ukraine, Russie et au Japon. Ses photos ont également suscité beaucoup d’intérêt sur de nombreuses plates-formes web dont Behance, Fubiz, Trendhunter, Urbania, Decover et G Unit.

Benoit Paillé a été invité à donner des workshops à Londres, Paris, Amsterdam, Barcelone et Turin, à prononcer des conférences sur son travail (Mexique) et à monter un script lab en Roumanie. Il s’est de plus mérité un important prix en 2009 lors du Art Photography Show de Los Angeles, alors que son travail a été sélectionné parmi celui de 16 000 photographes. Il est représenté par la galerie d’art Atti Gallery de Toronto. On a également pu voir son travail dans le cadre de diverses campagnes publicitaires et pour des projets ponctuels avec des musiciens et artistes. Il a également été le directeur photo de la portion photographique de la web-série Dans Sainte-Cécile, qui a remporté de nombreux prix, dont la Bourse de création TV5 2010.

Paillé travaille actuellement sur une série intitulée Dollarstore, dans laquelle il photographie des bibelots de plastique à 1$ pour en magnifier le potentiel esthétique à l’extrême, les rendant d’un kitsch presque aussi violent que le déséquilibre qui existe entre les conditions de vie des producteurs de ces marchandises bidons et les individus nord-américains qui les consomment grossièrement.

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